Renaud – Biographie

Renaud Séchan, dit Renaud, est un auteur, compositeur et acteur français, né le 11 mai 1952 à Paris. Il est l’un des chanteurs les plus populaires en France, avec vingt-six albums vendus totalisant environ vingt millions d’exemplaires. Ses œuvres, parfois truffées de jargon, abordent des sujets légers et lourds, alternant humour, émotion et critique sociétale.

Il a également joué dans de nombreux films, dont la version de 1993 du Germinal de Claude Berri. Si ses positions politiques divisent, il est surnommé “le chanteur dérangé” en raison de ses nombreux engagements en faveur des droits de l’homme, de l’environnement et de l’antimilitarisme, qui apparaissent fréquemment dans ses chansons.

Biographie

Renaud Pierre Manuel Séchan naît dix minutes après son frère David, le 11 mai 1952, à 3 h 30 du matin, dans le 15e arrondissement de Paris. Sa mère choisit le prénom Renaud car sa grand-mère et sa mère lui chantaient La Complainte du Roi Renaud, qui la faisait pleurer à chaque fois.

Olivier (1911-2006), professeur d’allemand et de néerlandais, traducteur, auteur de romans policiers et de littérature pour la jeunesse, est né dans une famille protestante cévenole. Il a obtenu le Prix des Deux Magots pour Les corps ont soif en 1942 et a travaillé comme traducteur pour Radio-Paris (une station de radio collaboratrice) pendant la Seconde Guerre mondiale. Renaud a développé une passion pour l’écriture, un amour de la vérité et une éducation protestante puritaine du fait de son éducation. Solange Mériaux, sa mère, est l’auteur du livre Les Corps ont Soif.

Solange Mériaux (1922-2019), sa mère, est issue d’une famille de mineurs du Nord et a travaillé dans une usine à Saint-Étienne avant de se marier à l’âge de vingt ans et de devenir femme au foyer. Au début de sa carrière artistique, Renaud travaille comme secrétaire chez Leica à Rueil-Malmaison. Elle lui a apporté la chaleur, l’amour de la rue et la simplicité des relations.

Renaud est le sixième des huit enfants de son père. Il a deux frères, David, un faux jumeau, et l’écrivain Thierry Séchan (1949-2019), ainsi que deux sœurs, Nelly (1947-2021) et Sophie (née en 1956) ; il a également deux demi-sœurs, Christine (née en 1941) et Catherine (décédée en 1939), ainsi qu’un demi-frère, Nicolas (né en 1935), tous nés de son père Olivier et de sa première épouse, Renée Vincent, décédée avec Nicolas dans un Renaud a découvert que sa sœur Christine était sa demi-sœur lorsqu’il avait 12 ans, en 1964, et qu’il avait une autre demi-sœur, Catherine, à 64 ans, en 2016, lorsqu’il est allé voir la tombe de son demi-frère Nicolas et de Renée Vincent, il a découvert qu’il avait une autre demi-sœur, Catherine, décédée le 10 février 1939 d’une maladie d’enfance.

Louis Séchan, le grand-père paternel de Renaud, était un helléniste français renommé, professeur à la Faculté des Lettres de Paris 2, auteur de nombreux ouvrages, et son épouse, Isabelle Bost, était la petite-fille d’Ami Bost12 et la nièce de John Bost, et la nièce de Louisa Siefert (l’arrière-grand-tante de Renaud), qui a connu Arthur Rimbaud.

Oscar Mériaux, son grand-père maternel, a travaillé comme mineur après avoir abandonné l’école à l’âge de 13 ans et a été membre du Parti communiste jusqu’en 1937, date à laquelle il a perdu ses illusions après un voyage en Union soviétique en 1932[réf. nécessaire]. Il finit par rejoindre le Parti populaire français de Jacques Doriot et passe un an en prison à la Libération pour coopération.

Sa mère aime les chansons populaires de Fréhel à Maurice Chevalier ou Édith Piaf, tandis que son père apprécie la musique classique et les chansons françaises à texte, notamment Georges Brassens.

Renaud s’installe dans le 14e arrondissement de Paris, rue Monticelli, pour vivre avec ses grands-parents paternels, Louis et Isabelle, dans un immeuble de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) affecté aux instituteurs. Les deux pièces sont partagées par sept personnes. La famille obtient immédiatement un immense appartement dans le même immeuble que la RIVP, au cinquième étage du 6 avenue Paul-Appell15, car son père est professeur et son grand-père est un éminent universitaire. Rue Sarrette, il va à l’école maternelle, et rue Prisse-D’Avennes, il va à l’école primaire.

Il rencontre la vague yéyé et les Beatles en écrivant des romans sur la machine à écrire de son père entre dix et douze ans. Plus tard, il écoute les chansons rebelles d’Hugues Aufray, qui devient sa première idole, de Bob Dylan, Joan Baez, Leonard Cohen, Donovan et Art Sullivan. Il commence à jouer de la guitare en 1966 après avoir découvert Antoine, dont les thèmes le touchent. Il s’habille cependant dans le style d’un autre chanteur, Ronnie Bird.

Renaud montre peu d’intérêt pour les études, malgré certaines aptitudes, notamment en français, et a une aversion particulière pour les cours de gymnastique, qui l’irritent d’abord en raison de leur aspect militariste. Renaud et son frère entrent en classe de sixième au lycée Gabriel-Fauré du 13e arrondissement en 1963, où leur père est professeur d’allemand. Les résultats scolaires de Renaud commencent alors à baisser, notamment en mathématiques, et il privilégie les soirées, les filles et les mobylettes18 [source : inadéquat]. Il commence à sécher les cours pour aller au jardin du Luxembourg17 et écrire des poèmes devant les statues. Il échoue au BEPC en 1965 et doit redoubler sa troisième année, mais malgré l’influence de son père, le lycée Gabriel-Fauré refuse de le garder. Il s’inscrit au Lycée Montaigne en 1967 mais n’améliore pas ses notes.

Renaud est plus intéressé par la politique que par les études. Il est extrêmement perturbé par les événements du métro Charonne, ainsi que par l’explosion de deux bombes OAS devant les appartements de la famille Séchan, et s’intéresse aux manifestations et rassemblements pacifistes qui ont eu lieu dans toute la France pendant la guerre d’Algérie et auxquels ses parents ont participé. Il devient militant en 1966 en rejoignant le MCAA (Mouvement contre les armes atomiques), dirigé par Jean Rostand20. Il se lie d’amitié avec d’autres jeunes de la même tendance politique dans son nouveau lycée, dont la culture est plus politisée, et avec lesquels il part agiter les étudiants de la faculté de droit voisine d’Assas18 et ses militants de droite radicale. Il avait des contacts avec les milieux maoïstes et trotskistes par l’intermédiaire de ses amis17. Cette défiance lui vaut une brouille avec son père. En 1967, il forme un comité Vietnam dans son lycée pour protester contre la guerre du Vietnam, et il est un habitué des ” Amitiés franco-chinoises. “

Renaud passe trois semaines dans la Sorbonne occupée avec son frère Thierry en mai 1968, participant aux manifestations et aux barricades.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.