Thomas Pesquet – Biographie

Thomas Pesquet, spationaute français, est né le 27 février 1978 à Rouen (Seine-Maritime). Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur aéronautique à l’ISAE-SUPAERO (Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace) de Toulouse, Thomas Pesquet a travaillé dans l’industrie aérospatiale et au Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) avant de devenir pilote de ligne en 2005. Il a été l’un des six candidats choisis par l’Agence spatiale européenne (ESA) en mai 2009 pour constituer la troisième promotion d’astronautes européens (ESA).

Il est le dixième Français à entrer dans l’espace, après avoir été lancé sur Soyouz MS-03 depuis le cosmodrome de Bakonour au Kazakhstan le 17 novembre 2016, et dont l’équipage est stationné à la Station spatiale internationale (ISS) de novembre 2016 à juin 2017 dans le cadre de la mission Proxima. Au cours de ce voyage, Thomas Pesquet dirige une centaine d’expériences, dont la moitié a été développée par l’Agence spatiale européenne ou le Centre national d’études spatiales, et l’autre moitié par la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Il effectue deux sorties extravéhiculaires de six heures pour des tâches de maintenance à la Station spatiale internationale.

Il est sélectionné pour un second voyage à bord de la capsule Crew Dragon, construite par la société américaine SpaceX, en juillet 2020. Il devient ainsi le premier Européen affecté à une mission à bord du Crew Dragon, que l’Agence spatiale européenne nomme Alpha. Le 23 avril 2021, Thomas Pesquet ira pour la deuxième fois de sa vie sur la Station spatiale internationale. (ISS). Il devient le premier commandant français de l’ISS le 4 octobre 2021.

Formation

Thomas Pesquet est né le 27 février 1978 à Rouen, en Seine-Maritime (France). Il est le fils d’un professeur de mathématiques-physique et d’une institutrice. Il a un frère aîné, Baptiste, qui est enseignant et ingénieur3. Il obtient son diplôme d’ingénieur aéronautique en 2001 à l’ISAE-SUPAERO (Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace) de Toulouse4,5, où il a passé un an dans le programme spatial, après un baccalauréat scientifique au lycée Jehan Ango de Dieppe, en Normandie. Il a étudié l’aéronautique à l’École Polytechnique de Montréal, à l’Université Concordia et à l’Université McGill6 pendant un an.

Thomas Pesquet peut communiquer efficacement en six langues : français, anglais, russe, espagnol, chinois mandarin et allemand7. Il est également saxophoniste.

Il est membre de l’Association française d’aéronautique et d’astronautique (3AF), de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA), de l’Explorers Club, de l’Association des explorateurs de l’espace (ASE), de la Société des explorateurs français (SEF) et de la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA)9, ainsi que du Cercle des ceintures noires de la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées.

Thomas Pesquet a été sélectionné pour le concours de pilote cadet d’Air France en 2004 et a depuis acquis plus de 2 500 heures de vol sur Airbus A318, A319 et A321. Il représente le Centre national d’études spatiales (CNES) sur l’autonomie des missions spatiales et la conception du futur segment sol de l’agence. Parallèlement à ses efforts en tant que spationaute, il a toujours continué à voler en tant que pilote, d’abord avec Air France sur les A310 et A320 et A350. Thomas Pesquet est la plus jeune recrue astronaute de l’Agence spatiale européenne. Il commence sa formation au Centre des astronautes européens de Cologne, en Allemagne.

Il s’entraîne à piloter le vaisseau spatial Soyouz dans toutes les conditions de routine et d’urgence. Thomas Pesquet est à Tsukuba, au Japon, pour se familiariser avec le module d’expérimentation japonais (JEM), qui fait partie du laboratoire spatial Kib de la Station spatiale internationale. On lui apprend notamment à entretenir les systèmes de survie (systèmes d’eau, d’air et de gaz) et les combinaisons spatiales dont il aura la charge pendant son séjour dans l’espace.

Thomas Pesquet s’entraîne aux opérations qu’il devra mener si une intervention dans l’espace nécessite une sortie dans l’espace. L’Agence spatiale européenne détient 8,3 % des droits d’utilisation de la composante non russe de la Station spatiale internationale, ce qui lui permet de déployer un spationaute pendant trois à quatre mois par an pour un équipage permanent de six personnes. Thomas Pesquet est tenu de pratiquer un nombre minimum d’heures de sport (quatre heures par semaine) pour maintenir sa condition physique générale pendant toute cette période d’entraînement à la mission. Thomas Pesquet est le dixième Français à voler dans l’espace, et le deuxième à y rester pour une période prolongée (après Jean-Pierre Haigneré sur la mission PERSEUS) Il était la doublure d’Andreas Mogensen pour le voyage de 10 jours de l’astronaute danois en septembre 2015. En 2014, l’Agence spatiale européenne a choisi Thomas Pesquet pour faire partie de l’équipage de la Station spatiale internationale pour une mission de six mois nommée ProximaN.

Le 17 novembre 2016, à 20 h 20 UTC, Thomas Pesquet s’envole dans l’espace à bord d’un vaisseau Soyouz. Son temps est partagé entre la conduite de recherches scientifiques et la maintenance de la station spatiale internationale. Il doit réaliser plus d’une centaine d’expériences scientifiques dans le cadre de sa mission. L’agence spatiale française, le Centre National d’Etudes Spatiales, a proposé sept d’entre elles. Thomas Pesquet a pris plus de 85 000 images de la Terre pendant ses six mois à bord de la Station spatiale internationale.

Il est le premier astronaute francophone à partager sa mission avec le grand public. Sa disponibilité et sa pédagogie ont créé un véritable engouement pour son aventure et l’exploration spatiale en France. L’astronaute français Thomas Pesquet a passé 196 jours à bord de la station spatiale internationale et est revenu sur Terre le 2 juin 2017. Il a réalisé 62 expériences pour l’Agence spatiale européenne et le Centre national d’études spatiales durant sa mission. L’Étoffe d’un Héros, dont la sortie est prévue en 2019, relate ses années ardues d’entraînement en vue de son voyage spatial.

En 2018, il était la quatrième personnalité préférée des Français53, ex-aequo avec Kylian Mbappé, le footballeur français qui a remporté la Coupe du monde 2018 en Russie. Il passera le premier semestre de 2020 à travailler avec le Conseil national de la recherche au Lyndon B. Johnson Space Center à Houston, au Texas. En novembre 2019, il a traversé l’Atlantique avec l’équipage d’Initiatives-Cur pour livrer un voilier IMOCA (International Monohull Open Class Association) du Brésil à son port d’attache.

L’astronaute français Thomas Pesquet est le premier Européen à être affecté à une mission aux commandes d’un vaisseau spatial. Il doit décoller de Cap Canaveral, en Floride, le 23 avril 202160 et rejoindra la Station spatiale internationale pour une mission de six mois. Il sera rejoint par trois autres membres d’équipage : Les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, et le Japonais Akihiko Hoshide. La mission de six ans de l’astronaute Tim Peake comprendra une série de sorties extra-véhiculaires pour préparer l’installation des futurs panneaux solaires sur la Station spatiale internationale. À la fin de cette mission, il aura passé 39 heures et 54 minutes dans l’espace en scaphandre, faisant de lui l’astronaute européen ayant passé le plus de temps en orbite en dehors d’un engin.

Vie privée

Depuis de nombreuses années, Thomas Pesquet mène sa vie avec Anne Mottet. Elle est ingénieur diplômée de l’Institut national polytechnique de Toulouse et travaille pour l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome, en Italie.

Engagements pour des causes humanitaires

Les revenus des publications de Thomas Pesquet ont été reversés aux Restos du Cur.

En novembre 2016, il a été nommé ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour le changement climatique et l’accès à l’eau potable. Il siège à la fondation d’entreprise Air France en tant qu’administrateur.

Il devient un soutien de l’organisation à but non lucratif Aviation sans frontières en 2019. Il a traversé l’Atlantique à la voile avec Initiatives-Cur, une équipe de course au large dédiée au sauvetage d’enfants atteints d’anomalies cardiaques. Thomas Pesquet a été désigné ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le 12 avril 2021.

Engagements

Thomas Pesquet a le grade de colonel dans la réserve des forces aériennes et spatiales françaises. Il est également membre d’honneur de l’association des pilotes de chasse. L’unité de chasse 2/30 “Normandie-Niémen”, basée sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, est son escadron d’origine.

Hommages

La figure de cire de Thomas Pesquet au musée Grévin à Paris sera dévoilée le jour de son 41e anniversaire, le 27 février 2019.

Les sites suivants ont été baptisés du nom de Thomas Pesquet :

un jardin public au cœur d’Auffay, en Seine-Maritime, où il a grandi, qui a été inauguré le 8 novembre 2019 par Thomas Pesquet ; il a également été fait citoyen d’honneur de ce village ; un complexe cinématographique dans l’ancienne manufacture de tabacs à Dieppe (Seine-Maritime) ; un complexe multisports à Caudebec-en-Caux, qui a été inauguré le 6 juillet 2019 en présence de l’ancien président français François Hollande.

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